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Gare au loup ! Eng Petitioun fir de Wollef 

Gare au loup ! Eng Petitioun fir de Wollef
Photo by Steve: https://www.pexels.com/photo/brown-wolf-682375/

 

Den Thema ‘Wollef’ polariséiert, och zu Lëtzebuerg. Esou an der Gréisstenuerdnung vu Kettenuewen, Indextranche, Migratioun an Autosteier zugläich! Ech selwer sinn och net schrecklech waarm, dat Déier bei eis zu Gaascht ze hunn. Ma fräi nom Moto: Demokratie fänkt bei Zwee un -et muss een sech also mat enger anerer Meenung auserneesetzen-, ënnerstëtzen ech publizistesch eng Petitioun zu Gonschte vum Wollef – och wann dee leider säin Onwiesen net nëmme bei der Bomi vum Rotkäppchen dreift.

Hei de Link zu der Petitioun  https://bit.ly/47tU5K2 an ënnendrënner en Text fir déi Petitioun ze motivéieren

Le loup est de retour ! Absent pendant près d’un siècle, ce grand canidé a fait son retour depuis la Pologne et l’Italie où cette espèce n’a jamais disparu et, alors que l’humain devrait s’en réjouir, nous assistons actuellement à une levée de boucliers et de fusils contre le loup. En cause, l’augmentation du nombre d‘attaques sur les troupeaux, essentiellement de moutons et de chèvres, parfois sommairement attribuées au loup qui est alors accusé de mettre en danger le pastoralisme et, avec lui, un des piliers du monde rural.

Début septembre, la Commission a lancé un appel aux parties intéressées de lui fournir des données sur le loup et son « impact ». Depuis le début de l’année et répondant à une résolution du parlement européen de novembre dernier qui se fait chantre des préoccupations des éleveurs, la Commission étudie la situation dans les différents Etats-membres de l’Union afin de « concevoir de nouvelles actions ». Ceci pourrait aboutir à modifier le statut de protection du loup au sein de l’Union qui, doublement protégé, par la Convention de Berne relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel de l’Europe du Conseil de l’Europe et la directive « habitats » de l’Union européenne et ne peut être tué que sous des conditions très strictes.

Cependant, et toujours sous la pression des éleveurs et de leurs représentants ces dérogations sont déjà amplement utilisées dans plusieurs pays de l’Union: c’est ainsi que le gouvernement français a par exemple porté le nombre de loups pouvant être abattus chaque année à 19 pourcent de l’effectif présumé.

Photo by Laura Meinhardt: https://www.pexels.com/photo/sheep-and-lambs-on-pasture-18644057/

La Suède autorise l’abattage de 75 loups sur une population estimée à 460. L’efficacité’’ de ces mesures est vivement contestée par les naturalistes et les défenseurs des loups qui soutiennent qu’il convient plutôt de protéger les troupeaux par l‘installation de clôtures et la présence accrue de chiens et de bergers.

Cependant, et alors que nous déplorons année par année une perte vertigineuse de la biodiversité qui concerne aujourd’hui 1 677 espèces menacées d’extinction dont près d’un cinquième de mammifères, les gouvernements semblent nettement plus attentifs aux arguments des éleveurs souvent épaulés par les fédérations de chasseurs qui réclament la tête des loups. En effet, qui accepterait d’être accusé de se désintéresser au monde rural déjà mis à mal par de multiples pressions ! La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s’est encore adonnée à la surenchère en suggérant que le loup présentait un « réel danger », non seulement pour le bétail, mais potentiellement aussi pour l’humain.

Plusieurs pays européens envisagent actuellement de faciliter l’abattage des loups. C’est notamment le cas de l’Allemagne qui s’était pourtant octroyé des règles très strictes consistant notamment à la nécessité d‘identifier le loup à l’origine des attaques avant d‘autoriser son abattage et que sa ministre de l’Environnement souhaite modifier. En Autriche, six des neufs Etats fédérés ont facilité l‘abattage des loups en supprimant les voies de recours juridiques contre les autorisation de tirs qui par le passé ont permis à des écologistes de sauver certains loups. Depuis le début de l’année, des chasseurs ont abattu 12 loups, soit 15 pourcent de l’effectif présumé. En Suisse, qui n’est pas membre de l’Union européenne, l’Office fédéral de l’Environnement a proposé une révision de l’ordonnance sur la chasse qui, si elle est adoptée, devrait permettre la suppression de 12 des 31 meutes, soit plus de deux tiers de la population lupine.

Au Luxembourg, où le dernier loup a été abattu il y a tout juste cent ans, le retour du loup ne fait pas vraiment débat. Il est vrai que le loup qui est pourtant présent chez nos voisins avec notamment trois meutes établies dans les Hautes Fagnes se fait plutôt discret dans notre pays qui du fait  du morcellement de son territoire ne semble guère accueillant. L’enjeu concernant le retour des grands prédateurs est pourtant intact. En effet, il s’agit, ni plus, ni moins, de la question de la coexistence de notre espèce avec le monde animal, dont notamment les grands prédateurs tels que le loup et le lynx qui est lui présent en Ardenne belge. Au Luxembourg, pays fortement urbanisé et qui s’urbanise de plus en plus, cette question est régulièrement posée pour toutes sortes d’animaux tels que les ongulés, cerfs, chevreuils et sangliers, mais aussi et de  façon plus anecdotique pour les mustélidés ou encore les corbeaux.

Photo by Toby Christopher: https://www.pexels.com/photo/wolf-standing-at-the-edge-of-the-forest-18290168/

C’est donc surtout pour cette raison et par souci général pour l’espèce que nous avons lancé la pétition “Une chance pour le loup et les écosystèmes ! » disponible sur internet (https://www.openpetition.eu/lu/petition/online/une-chance-pour-le-loup-et-les-ecosystemes) et qui demande à notre gouvernement et à nos euro-députés de prendre la défense du loup à Bruxelles et d’œuvrer pour une meilleure cohabitation entre les humains et le monde animal y compris dans notre pays. Car le loup, de même que les autres grands prédateurs, a toute sa place en Europe. Il fait parti de nos écosystèmes qui se trouvent aujourd’hui dans un état critique du fait des humains. A court et à moyen terme, le loup contribuera à enrayer la surpopulation d’ongulés et protégera ainsi nos forêts, mais il fera également, du point de vue des éleveurs, des dégâts qu’il faudra prévenir et, le cas échéant, compenser.

Nous devons repenser notre relation avec notre environnement et les autres espèces. Réjouissons-nous donc du retour du loup et faisons en sorte que la Nature puisse reprendre son souffle !

Feral Luxembourg

Hubert Hollerich

Karin Meyer

Karin Waringo

Contact : feralluxembourg@proton.me

Hei nach emol de link fir d’Petitioun: https://bit.ly/47tU5K2

an eng Äntwert vun der Europäescher Kommissioun Reply EC wolf 02

 

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