Gaston Vogel iwwer “les fichetiers” an der santé

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Image par Arek Socha de Pixabay

                                                LES RÉCIDIVISTES

dDepuis mai 2019, date où ont explosé les fichiers secrets, il devait s’avérer que ces trucs avaient les pieds dans la fange, c’est-à-dire étaient dépourvus de toute base légale sérieuse.

 

Les « fichetiers », dans un premier temps, le contestaient énergétiquement – puis peu à peu, ils devaient admettre par vérités successives, la précarité des textes appliqués – si bien qu’actuellement, à en croire la politicaille, les commis travaillent d’arrache-pied à mettre cette misérable espionite sur des pieds solides, pour obtenir une sortie parlementaire honorable.

 

Cette leçon qui a fait long feu n’a servi à rien.

 

Voilà qu’on recommence à court-circuiter le Parlement et cela dans un domaine de la plus haute sensibilité : notre SANTÉ.

 

Le 15.09.2017 a surgi du bureau des commis, un projet de règlement Grand-Ducal, précisant les modalités et conditions de mise en place d’un dossier de soins partagé, dans lequel les professionnels de santé verseraient dans les 15 jours après la fin de la prise en charge par le médecin, le résultat de l’analyse de biologie médicale, les résumés cliniques et les rapports médicaux de sortie, les rapports d’images radiologiques, le résumé du patient.

 

Il suffit de lire l’exposé des motifs, pour comprendre qu’un citoyen normal, c’est-à-dire moyennement instruit, n’y comprend que dalle.

 

C’est le grimoire total.

 

Il est question d’outil collaboratif – de dossier de soins partagé – de coffre-fort de données de santé.

 

Nous apprenons que le dossier est créé par une agence dès l’affiliation du patient à l’assurance maladie et autres monstruosités.

 

Le seul fait d’y penser me donne la chair de poule.

 

Ainsi, on se trouvera bientôt corps et âme, avec nos secrets les plus intimes, dans un coffre-fort de données de santé, aux multiples accès et cela pour dix longues années au moins.

 

Tant le Conseil d’Etat que la Commission Nationale pour la Protection des Données ont émis des avis très critiques.

 

La C.N.P.D. a très tôt rendu attentif au fait qu’un cadre réglementaire n’est pas suffisant, mais qu’il faut à tout prix un encadrement par une loi au sens strict du terme.

 

Eh bien 17 mois après l’adoption de son avis, aucun projet de loi n’a été déposé à la Chambre des Députés.

 

Il faut être entêté pour passer outre.

 

Après tous les impairs des derniers temps, où l’on a vu les commis court-circuiter le Parlement pour arriver à leurs fins, on peut se demander, si nous sommes encore en démocratie parlementaire ou déjà en « commiscrature ».

 

 

Le 16 janvier 2020.

 

Gaston VOGEL

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