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Justiz

Dem Gaston Vogel säin neit Buch: Intra Muros 

Dem Gaston Vogel säin neit Buch: Intra Muros

                                                      PRÉFACE

 

« Quand par peur d’offenser, de choquer, de déplaire, une société s’astreint au silence, c’est un poison un poison mortifère pour la démocratie ••

Robert Badinter

 

Le 14.02.1962, j’ai prêté le serment d’avocat et depuis lors je suis, pour employer une expression chère à Rimbaud, « un partisan de la liberté libre »

Le livre que je propose aujourd’hui à mes lecteurs est le résultat d’une expérience de soixante ans au temple de Thémis.

Déjà en 2010 j’ai publié un premier volume sous le titre « Dans la tourmente judiciaire ».

Ce fut un best-seller alors qu’il fut vendu en quelques semaines à plus de dix-mille exemplaires.

Aujourd’hui j’entends approfondir les questions susceptibles de mettre le Pouvoir

judiciaire sous des rayons obliques.

Je m’emparerai de cas très symptomatiques qui dévoilent des réalités judiciaires souvent ténébreuses qui échappent au citoyen ordinaire.

Le livre qui sera de ce point de vue décapant et offensif, se veut didactique.

Le citoyen doit comprendre ce qui ne va pas au sein de ce Pouvoir où les occupants exercent leur métier travestis avec des pouvoirs exorbitants, sans responsabilité personnelle et bénéficiaires de l’inamovibilité, tout en s’exprimant dans un langage ésotérique que personne qui n’est pas initié ne comprend.

C’est un grimoire pour beaucoup.

Il est urgent de remettre sur le métier le Pouvoir judiciaire et de réfléchir ensemble comment il faut faire pour lui rendre sa santé gravement compromise depuis des décennies et qu’il retrouve cette humanisation qui lui fait si souvent défaut.

Nous allons voir que d’aucuns représentants de ce Pouvoir ont été particulièrement têtus, toujours mus par l’instinct de solidarité, cette obscure solidarité qui lie la famille judiciaire, que ses membres soient debout ou assis et qui obnubile la conscience et abolit le sens critique rejetant d’emblée comme provocation tout ce qui peut toucher de près ou de loin à l’hermine.

L’auteur sait que c’est voulu ainsi, d’où l’impérieux devoir de contrarier cela.

La démocratie judiciaire est à ce prix.

Le soussigné ne veut pas assommer le lecteur par un gros machin écrit en continu.

II a opté pour la réunion en un seul volume de textes présentés à part, qui examinent chacun, soit une question précise, soit un cas particulier mais dense, en ce sens qu’il est révélateur d’un tas d’aspects et de questions qui irritent un observateur objectif.

Certains textes qui se focalisent sur un procès déterminé mettant I accent sur de si graves désordres ou irrégularités qu’on ne peut pas ne pas évoquer une justice scandaleuse.

Nous trouvons là cette justice qui très souvent bégaye devant les choses essentielles.

On voit à l’œuvre des Juges qui ne sont pas de mauvaise foi, mais ils construisent l’injustice, brique après brique avec la meilleure conscience du monde et la conviction d’être justes.

Ces Juges qui ne sont malheureusement pas l’exception, oublient que la justice est le lieu où l’image du pouvoir prend corps.

Des trois Pouvoirs, le pouvoir judiciaire est celui qui est au contact direct du justiciable.

Il est ainsi destiné à être l’ultime refuge pour la reconnaissance de ses droits, qu’ils soient civils ou administratifs et l’ultime rempart contre l’iniquité, l’injustice, l’excès, et le détournement de pouvoir, l’ultime étape où sont apurées dans la dignité, sans haine et ressentiment, les infractions qu’on lui reproche.

La justice doit reposer sur les trois piliers qui sont l’humilité, le doute et l’humanité.

Elle ne doit jamais tomber dans la routine.

C’est là pourtant où le bât blesse parfois très douloureusement comme on va le voir dans les pages qui vont suivre.

Un magistrat, fût-il instructeur, juge de fond ou Procureur, qui a l’œil fatigué, l’esprit de travers, qui subit la pression de la rue, l’air du temps, qui ne sait pas échapper à cette garce qu’est l’opinion du trottoir, qui suit les colporteurs de rumeurs, qui devient victime de la tyrannie de l’émotion ou des légendes qui courent, qui se fie aveuglément aux témoins et aux flics, qui croit les victimes tout en étant mues par une présomption de culpabilité à I’adresse des prévenus, qui ne sait pas faire la part des choses, qui, atteint d’agnosticisme du cœur, finit par briser la vie d’innocents un tel magistrat mérite une peine privative de liberté et

des dommages et intérêts substantiels, car il est infiniment plus dangereux que le plus dangereux des délinquants.

Il annihile en effet par son comportement obscène tout le crédit que le justiciable est en droit de placer dans I’appareil de « la justice ».

Il transforme le Palais en écuries d’Augias.

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2 Comments

  1. Muller Michael

    “trois piliers qui sont l’humidité (!), le doute et l’humanité”

    1. Guy Kaiser

      erreur de frappe! Corrigée. Merci

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