Maître Vogel: LA DICTATURE DE l’EMOTION

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Image par Tracy Lundgren de Pixabay

 

J’ai lu avec grand intérêt la longue lettre que Paul Heinen a publiée au Forum, sur les deux tabous majeurs qui pèsent sur l’opinion, à savoir le plan énergétique du pays et la question des éoliennes qui déchiquètent nos paysages.

 

Nous avons lu une analyse critique, hautement scientifique, chiffres nus à l’appui.

 

C’était le cheminement lumineux d’une pensée épucée de tous les parasites du sentimentalisme.

 

Rappelons la conclusion in fine d’un exposé très fouillé – ces quelques phrases sont marquées au coin de la sagesse et devraient faire réfléchir la politicaille en charge du dossier.

 

« Mir kënnen net méi nokucken, dat Industrieanlage matzen an d’Natur geprafft ginn, ouni dat eng Bedreiwerfirma, e Ministère oder egal wéi eng aner Lobby noweise kann, wat et konkret dem Energiesystem, der Natur an dem Klima bréngt.»

 

 

Cet avertissement devait « plaire » aux tartuffes qui ont pris possession de l’opinion publique.

 

Ils professent avec l’arrogance de pontifes leurs vérités qu’ils font passer pour des acquis inébranlables.

 

Elles constituent la toile de fond d’une nouvelle foi – d’une nouvelle orthodoxie qu’il n’est pas bon de faire passer par le creuset du doute, sous peine de se voir couvrir d’insultes.

 

Oui, on est en religion – la religion écologique, qui est comme toute autre, faite de dogmes et donc d’intolérance, de fanatisme et d’aveuglement.

 

Monsieur Heinen pourra étayer son discours des arguments les plus solides, on ne le croira pas.

 

Il se heurtera toujours au mur du bloc idéologico-affectif étanche à toute perception objective.

 

On refusera de lire ce qu’il écrit.

 

On se contentera de vociférer, de glapir, de pousser des onomatopées de haine.

 

On maudira le contestataire.

 

In illo tempore, on l’aurait mis au ban de la société comme hérétique, apostat, relapse.

 

Aujourd’hui, on le rangera dans la ténébreuse catégorie des populistes (Sic Dieschbourg qui devrait nous expliquer le sens de cette superconnerie qu’elle a récemment véhiculée – c’est quoi un populiste dans le contexte en discussion ?).

 

C’est dans cette atmosphère délétère où l’irrationnel prend le pas sur la raison, que la démocratie mutera lentement, sournoisement, mais sûrement en dictature de l’émotion.

 

On finira, pour paraphraser Chomsky, par laver les cerveaux et fabriquer du consentement envers et contre tout bon sens, mais à la clé, le plaisir de savourer en compagnie de Turmes, un Ricard à la main, le spectacle d’éoliennes défigurant nos beaux paysages.

Pour des poires !

 

 

 

 

Le 06 janvier 2020.

 

 

 

Gaston VOGEL

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