Maître Krieger: wär et net besser, d’Ministesch Dieschbourg géng demissionnéieren?

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Georges Krieger

On resserre les rangs

 

Depuis quelques jours, depuis que l’affaire Dieschbourg-Traversini a éclaté, j’entends de la part Déi Gréng les mêmes explications (au fond ce ne sont pas des explications): “Mir sollen net virun de Won laafen, Den Här Traversini as nach net verurteelt.” Il faut laisser faire la justice, etc. En vérité M. Kmiotek, Mme Lorsché, M. Bausch et tous les autres font passer un message : il faut laisser le temps au temps, il est urgent d’oublier. Il est urgent que les électeurs oublient. Et Mme Dieschbourg, elle fait ce qu’on lui a dit de faire, elle se tait. Et si elle ne se tait pas, elle nous renseigne sur une nouvelle procédure interne de traitement des « petits » dossiers, procédure introuvable dans la loi.

Ce que je reproche à Mme Dieschbourg : encore aujourd’hui, le 24 septembre, elle n’avoue pas qu’elle avait soigné elle-même ce « petit » dossier, elle ne l’avait pas confié à un autre fonctionnaire de son ministère, c’était un dossier « perso », petit mais sensible.

Je lui reproche alors qu’elle avait avoué le 17 septembre à RTL que les immeubles en question n’avaient pas une autorisation ministérielle antérieure, elle n’avait pas tiré la conséquence juridique de cet aveu : sa décision était illégale.

Ne parlons pas de la souplesse et de la célérité dont elle avait fait preuve pour traiter ce dossier d’ami politique. J’avoue humblement : notre ministre Déi Gréng a redéfini la simplification administrative.

L’administration a un délai de trois mois pour retirer une décision qui s’avère ex post contraire à la loi ; Mme Dieschbourg n’a pas encore retiré sa décision d’autorisation de travaux en zone verte. Quelle sera sa position lorsque dans quelques jours le conseil communal de Differdange votera le nouveau PAG qui accordera à M. Traversini le classement de son jardin en zone habitable ?

Mme la ministre : vous n’êtes pas irréprochable dans l’affaire Dieschbourg-Traversini.

Pour le gouvernement et pour le parti Déi Gréng la question n’est pas simple : comment réagir face à ces agissements illégaux, face à ces avantages immoraux donnés à un membre du parti. Il faut se rendre à l’évidence, Mme Dieschbourg a perdu toute sa crédibilité dans son ministère (que pensent les membres du ministère de l’environnement lorsqu’elle demande de sévir contre un autre restaurant Waldhaff ?). Elle a perdu tout son crédit chez les électeurs, qui parlent ouvertement d’une « Vetternwirtschaft ».

Si le parti Déi Gréng maintien sa position envers Mme Dieschbourg, s’il protège et défend l’action irrégulière de sa ministre, il fait la même chose que la ministre a fait en accordant à M. Traversini son aide irrégulière pour couvrir des travaux illégaux.

Mme la ministre : Aidez votre parti, pensez au fonctionnement serin du ministère de l’environnement, respectez ce que ce pays a de plus précieux, un Etat de droit. Réfléchissez à la conséquence à laquelle s’est résignée M. Traversini.

 

 

Georges KRIEGER

Simple citoyen

 

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