Gaston Vogel: d’Lëtzebuerger Sprooch op de Geriichter!

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Image parEdward Lich de Pixabay

LA LANGUE LUXEMBOURGEOISE AU BARREAU

 

 

 

Nous savons qu’il y a presque 3000 avocats inscrits au Barreau dont une infime minorité de confrères luxembourgeois.

 

Les avocats étrangers sont autorisés à exercer sans une bonne connaissance de la langue du pays, voire pour la plupart sans aucune connaissance ?

 

Certes, cela ne joue aucun rôle pour les études où exercent les juristes financiers, mais il n’y a pas qu’eux.

 

Il y a les vrais avocats qui eux sont appelés à défendre.

 

Ceux-là ne peuvent pas se payer le luxe de mépriser la langue du pays où ils exercent.

 

Comment ceux qui ne maîtrisent pas le luxembourgeois, peuvent-ils assurer une défense pénale si, par hypothèse, les témoins, tous luxembourgeois, refusent de s’exprimer dans une langue qu’ils ne maîtrisent pas ?

 

Bégayer en français au lieu de s’exprimer dans la langue qui est la leur ? Ils ont le droit absolu de rejeter la pénible injonction du parler français.

 

L’avocat étranger ignare est alors obligé de faire appel à un interprète pour comprendre.

 

Où sommes-nous ?

 

Ce n’est rien moins qu’une trahison au client.

 

Idem pour les affaires civiles compliquées et toutes autres affaires où il faut un dialogue approfondi avec le mandant pour préparer le dossier.

 

Là aussi, le client a le droit de s’exprimer dans une langue qu’il comprend et qu’il maîtrise au lieu de s’exprimer mal dans une langue qui n’est pas la sienne et de générer ainsi des malentendus.

 

Quand est-ce qu’il se trouvera une âme charitable pour mettre fin à cette calamité ?

 

Le 29.10.2019

Gaston VOGEL

 

D’CSV huet an deem nämmlechte Kontext eng parlamentaresch Fro gestallt!

 

Monsieur le Président,

Par la présente, nous avons l’honneur de vous informer que conformément à l’article 83 du Règlement de la Chambre des Députés, nous aimerions poser une question parlementaire à Madame la Ministre de la Justice.

Le bâtonnier de l’Ordre des Avocats de Luxembourg a récemment précisé dans une interview sur les ondes de RTL radio qu’environ 3000 avocats sont actuellement inscrits au Barreau de Luxembourg et que le nombre augmente chaque année de 300 avocats. Parmi ces nouveaux avocats la majorité est de nationalité étrangère sans une bonne connaissance de la langue luxembourgeoise voire sans aucune connaissance.

La connaissance et la maîtrise de la langue luxembourgeoise est cependant essentielle notamment en matière pénale ou l’avocat doit impérativement comprendre le luxembourgeois si un témoin s’exprime dans cette langue à l’audience. Idem pour des affaires civiles compliquées ou il faut un dialogue approfondi avec le client pour préparer le dossier respectivement pour toutes autres affaires qui nécessitent des procédures orales. Or un avocat qui ne maîtrise pas la langue luxembourgeoise peut accepter un dossier même si le mandant ne sait s’exprimer clairement dans une autre langue qui est la sienne. Le client a cependant le droit de s’exprimer dans une langue qu’il comprend et qu’il maîtrise au lieu de s’exprimer mal dans une langue qui n’est pas la sienne. La question qui se pose est celle de savoir si les avocats qui plaident dans des affaires pénales et civiles ne devraient pas disposer d’une connaissance de la langue luxembourgeoise.

C’est dans ce contexte que nous aimerions poser les questions suivantes à Madame la Ministre de la Justice.

  • Quelle est la position de Madame la Ministre par rapport à la problématique susmentionnée ?
  • Madame la Ministre partage-t-elle la position qu’un avocat qui plaide en matière pénale et civile devrait impérativement disposer d’une connaissance de la langue luxembourgeoise ?
  • Madame la Ministre envisage-t-elle revoir les critères linguistiques pour les avocats traitant des dossiers en matière de droit pénal et civil ?

Monsieur Fernand Etgen
Président de la Chambre des Députés

Luxembourg, le 29 octobre 2019

• Quelles sont les mesures législatives et autres que Madame la Ministre envisage prendre pour réagir par rapport à la problématique en question ?

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de nos salutations distinguées.

Laurent Mosar

Gilles Roth

Députés

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