Gaston Vogel un de Kartheiser: SALUS POPULI SUPREMA LEX

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Image par Clker-Free-Vector-Images de Pixabay

 

J’ai écouté Kartheiser quand il glosait sur les libertés fondamentales.

 

Surprise… A la fin de son tendre discours, j’avais attrapé des boutons.

 

Cela m’était déjà arrivé une fois, quand, il n’y a pas si longtemps, il avait lors d’un vote sur une libéralisation plus avancée de la loi sur l’avortement, aligné des cercueils sur le parvis du Parlement.

 

Un guignol macabre dont seul est capable un calotin du Knëppelkrich.

 

 

Avant-hier, il a vitupéré contre le Gouvernement, à qui il reproche sans vergogne de violer dans la lutte contre la pandémie en permanence les libertés fondamentales.

 

Qu’aurait-il fait si de fortune il avait à gérer la crise ?

 

Il vaut mieux ne pas y penser.

 

Il est si bêtement facile de critiquer ex post, si on est dispensé de prendre en charge les gros problèmes du pays.

 

*

 

Nous vivons une époque extrêmement critique.

 

Une épidémie épouvantable s’est répandue planétairement.

 

Des millions de morts.

 

Chacun de nous est menacé.

 

Tous ceux qu’on côtoie sont suspects d’être porteurs de ce cadeau du Seigneur.

 

Car pour les vrais Cathos c’est cela.

 

Le doigt avertisseur « VUN DEEM DO UEWEN ».

 

*

 

Il n’est contesté par personne de raisonnable que les réunions familiales sont potentiellement susceptibles de se transformer en clusters – Tous les scientifiques, même s’ils se contredisent par ailleurs sur d’autres aspects, au désespoir des profanes que nous sommes, sont sur ce point unanimes.

 

Ce droit fondamental « My home is my castle » est rudement malmené par le virus qui ne s’arrête pas à la porte d’entrée du castle – il y est puissamment présent.

 

Contester la nécessité d’être sévère sur les réunions en nombre dans un lieu fermé, fût-il notre maison où le virus se plaît à merveille, prend une allure de profonde débilité.

 

A quoi peut en effet servir une liberté fondamentale, si le risque de santé la rend illusoire ? Une Liberté finissant dans la réanimation ?

 

La santé est la loi suprême qui coiffe toutes les autres et toutes les autres sont en fonction de la première et doivent lui céder le pas.

 

Sans santé, pas de vie.

 

Sans elle rien… Il n’y a pas déjà grand-chose.

 

En la sauvegardant par toutes mesures appropriées, le Gouvernement fait que ce qu’il ne pourrait jamais ne pas faire au risque de s’exposer, comme le bon Kartheiser, à l’amère critique d’être et d’agir en irresponsable.

 

 

Le 31 mai 2020.

Gaston VOGEL

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