Gaston Vogel: LE BOMMELEEËR, UN TCHERNOBYL JUDICIAIRE (3)

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marc thoma

Bommeleeër? Alles streng geheim! Esou geheim, datt esou guer de Geheimdéngscht näischt ënnerholl huet. Eng Staatsaffaire, déi vun héchstem Niveau aus orchestréiert gi war? Verschidde Pisten zeechnen sech an der Enquête of, déi awer zynescher Wies keen interesséieren.

Et mécht een eben net dat, wat een net WËLL maachen!

Spannend Lecture.

    

  1. La piste de l’Armée

 

Bien que désignée comme sérieuse par la Direction de la Gendarmerie dès le 03.01.1986 (voir REULAND) fut rayée des options où elle figurait en 2ème position (le fameux rapport du 03.01.1986).

 

Ne perdons jamais de vue que la terrible opération OESLING 84 qui s’est déroulée du 24 avril 1984 au 15 mai 1984 a vu la participation de l’Armée luxembourgeoise à côté de 20 militaires US – mission : techniques de sabotages (rapport 2008 p.19).

marc thoma

 

Cette opération était la préparation de ce qui allait venir.

 

Le 1er attentat eut lieu le 30.05.1984, soit 2 semaines après OESLING.

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Ajoutons le curieux attentat de BEIDWEILER où on voit surgir à l’ombre de la nuit le Colonel BRÜCK, Chef d’Etat-Major adjoint (qui avait des rendez-vous pratiquement quotidiens avec le Colonel BOURG).

privat Kollektioun

 

Le soldat GREIS , entendu à la 142ème audience, chauffeur de BRÜCK, nous apprend qu’il se rendait avec son Colonel en pleine nuit à BEIDWEILER – le Colonel sortait près de la Schwengskaul distante de 200 m du pylône qui allait peu après sauter en l’air.

 

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marc thoma

Autre curiosité : l’attentat du FINDEL eut lieu le 09.11.1985.

 

marc thoma

Le 16.09.1985, l’Armée qui avait pour mission constante de surveiller l’aéroport la nuit, fut subitement déchargée de cette mission, si bien que le jour de l’attentat, aucun contrôle ne se faisait à l’un des endroits les plus stratégiques du pays. (Rapport AE 442/04)

 

  1. La piste GEIBEN

 

La piste GEIBEN qui est à l’ordre du jour du début des attentats à ce jour – considérée comme la piste la plus sérieuse – la plus évidente – n’a jamais donné lieu de la part du Parquet, à une quelconque inculpation.

 

Comprenne qui pourra.

 

GEIBEN est le premier à ne pas comprendre :

 

« Wenn ich als Verdächtiger in Betracht gezogen wurde, so stelle ich mir die Frage warum dann die Ermittlungen gegen mich nicht intensiviert wurden ».

SCHOCKWEILER déclare le 02.06.1999:

« Die Beamten wollten diese Piste nicht weiterverfolgen.

Da es sich bei GEIBEN um einen höheren Offizier handelte wollte niemand sich die Finger verbrennen ».

***

L’attentat au Palais de Justice répond à lui seul à toutes les questions lancinantes restées sans enquête et donc sans réponse. (Voir plus loin – paradoxes)

 

C’était le mérite de la 173ème audience de lever le voile sur cette « énigme ».

 

Comment un Procureur d’Etat diligent, circonspect, impartial, intéressé à une bonne administration de la Justice a-t-il pu laisser hors de la ligne de tir un tel individu qui de toute évidence était directement impliqué dans cet attentat ?

 

D’où la nécessité de mettre les choses au point avec la minutie qui s’impose.

 

Ce fut fait à la 173ème audience qu’il faudrait reproduire (elle a été enregistrée) en entier. (Voir plus loin – paradoxes)

 

***

GINDT, Chef de la section de recherches de la Police, a parfaitement résumé la chienlit à la 117ème audience : « De lenk Hand wösst nët wât de riechs geng maen – et wor keng Lin am ganzen … et wôr Scheiss !!!»

 

  1. STAATSAFFAIRE – LA PIEUVRE QUI SE LOVE DANS LE DOSSIER

 

  1. En général

 

La grande question qui traverse comme un fil rouge le dossier de part en part n’a à aucun moment été creusée, à savoir qui était le vrai Bommeleeër, alors pourtant que des témoins d’une exceptionnelle importance avaient fait de graves allégations à ce sujet.

 

D’aucuns sont décédés, mettant ainsi le tribunal et la défense dans l’irrémédiable impossibilité de les questionner, ce qui donne au procès un caractère idiot.

 

Luxemburger Wort

STEIL, DISEWISCOURT, REULAND, se vantaient d’être dans le secret de l’Olympe et s’amusaient à ne rien révéler.

 

Le Juge d’instruction et le Procureur Général d’État, dont on peut supposer qu’ils ne savaient rien de particulier, avaient, hommes de bon sens, simplement compris qu’il en était ainsi et ne pouvait pas être autrement ; qu’il fallait bien admettre que la décision scélérate fut conçue, fomentée, planifiée au plus haut sommet de l’État.

 

Reste seulement la question de savoir sur ordre de qui ?

 

Après 35 ans d’investigation, toujours RIEN !

 

Soit dit entre parenthèses, ce questionnement sur le rôle de l’Etat partagé par le chef du Parquet !!!! – met en pièces la fausse et lénifiante construction qu’il avait cru bon d’échafauder autour du faux problème de l’augmentation du budget de la Police.

 

On va mettre ce manque de compréhension sur le compte d’un égarement passager.

 

***

 

  1. En particulier

 

Il importe de revenir en force sur ce sujet qui porte en lui un explosif majeur : celui de la vérité, dont l’Etat qui se contente d’être cyniquement partie civile, est le premier à ne pas désirer la révélation.

 

  1. Prosper KLEIN Juge d’instruction en fonction dans le dossier en discussion du 01.11.1985 jusqu’au début 1991 déclare à l’audience 88, sous la foi du serment : « Et ass eng Staatsaffaire dee nët dërf opgeklärt gin ».

 

  1. STEIL

La dame FUCHS, compagne de Steil de 1978 à 1998 fait acter le 17.01.2013 par Me DECKER une déclaration où elle précise que STEIL prétendait connaître à 100% l’auteur ; qu’il serait très « schlau » et qu’on ne le trouverait jamais.

 

Le fils de STEIL fait une déclaration similaire.

 

Aux audiences du 20 et 21.11.2013, le Colonel BOURG, un ami de STEIL confirme ces importantes déclarations.

 

STEIL s’était en effet confié à BOURG, qui l’avait d’ailleurs invité à en parler aux autorités.

 

Il restera incompréhensible que STEIL ne fut à aucun moment interrogé à ce sujet.

 

(déclaration de SCHOCKWEILER, Chef de la Police Judiciaire, à l’audience du 04.12.2013)

 

 

  1. Le commissaire-enquêteur en chef DISEWISCOURT fait à son tour la même déclaration.

 

Cet individu à la tête de l’enquête a le culot de déclarer à toutes sortes de personnes dont le journaliste LORENT (134ème audience) et J.P. SCHNEIDER (140ème audience) : « Ech wies wien ët wôr – Mais Dât Geheimnis huelen ech mat ant Graaf – Soguer meng Frâ gët ët nët gewuer ».

 

HAAN relate une discussion qu’il avait eue avec DISEWISCOURT en présence du colonel DIEDERICH fin juin 1992.

 

DISEWISCOURT répétait alors (il devait le savoir ayant été chef-enquêteur) connaître le Bommeleeër, mais qu’il ne le révèlerait à personne.

 

À l’audience du 24.02.2014, confirmation du même par le témoin WIRTZ.

 

Ainsi la défense de SCHEER restera à tout jamais privée du droit d’interroger DISEWISCOURT sur la substantifique moelle de l’affaire : Qui était donc l’auteur que vous dites connaître et pourquoi dissimulez-vous son identité – qu’entendez-vous par secret en relation avec une « Staatsaffaire » ?

 

Cet important témoignage ne fut jamais creusé, par aucun des nombreux juges d’instruction.

 

Le chef de l’enquête connaissant l’auteur refusait d’en révéler l’identité !!

 

Une cruelle farce.

 

Depuis il est mort et a emporté, comme il l’avait promis, le secret dans sa tombe. (voir pièce en dessous) Lettre de Rita Boors du 08.03.2013 à laquelle DISEWISCOURT avait dit exactement les mêmes choses étranges et restée lettre morte)

 

  1. REULAND (verbatim du 07.10.2013)

 

“Sur base de mon expérience de 30 ans dans la police, je déduis 2 choses :

 

  • Avec une « absolue Sicherheit », une personnalité haut placée à Luxembourg ou à l’étranger, était compétente pour le planning.

 

  • Il ajoute que « si un enquêteur avait demandé accès aux archives 1985, il se serait heurté à un mur : « dann kann een awer sëcher sin dass mär dann ob dem Niveau gewierscht wieren wou Schluss wuar ».
tageblatt.lu
  1. Le Procureur Général d’Etat BIEVER, convoqué devant le tribunal criminel pour s’expliquer sur l’étrange rencontre qu’il avait eue le 16.04.2008 avec GEIBEN dans la maison privée d’un des enquêteurs (Oberdonven), a reconnu lors de l’audience qui s’est tenue le 12.03.2013 : « Il faut trouver très haut les vrais responsables».

 

En clair, au sommet de cet Etat qui a le cynisme de présenter une partie civile pour demander réparation du dommage qu’il a lui-même causé. Il est un fait qu’à l’époque où BIEVER était aux manettes du Parquet, il a refusé de faire la « cordée » au sommet pour y trouver, ceux qu’il savait être les auteurs et les poursuivre.

 

Le courage et le désir d’aboutir n’allaient pas jusque-là.

 

C’était une ligne rouge que personne n’osait enjamber et qui continue à hanter l’ensemble du procès et cela ab initio.

À la 128ème audience, HAAN dit avec amertume et dépit : « Mir sichen de Kapp ».

 

  1. HOFFMANN

Selon un manuscrit émanant du directeur du SREL et du chef du STAY BEHIND HOFFMANN, discuté à l’audience du Tribunal criminel, les attentats auraient répondu à une opération globale planifiée par des groupes d’extrême-droite, sous les ordres d’un INI (individu à dessein non identifié) qui aurait choisi les objectifs, la date de l’attaque, et qui aurait assuré l’endoctrinement intellectuel de ses hommes avec à la clef, un entraînement physique.

 

Précieuse indication, bien que nébuleuse, suggérant sans le dire expressis verbis le monde « GLADIO », c’est-à-dire du STAY BEHIND italien.

 

Comment se fait-il que le SREL, disposant du célèbre « Neger », n’avait rien entrepris pour chercher plus loin et trouver enfin les salauds ?

 

On ne fait pas ce qu’on ne veut pas faire.

                           

An den nächsten Deeg kommen d’Deeler 4 a 5. En Dënschdeg, 12. Abrëll mécht de Marc Thoma mam Gaston Vogel op apart tv en Interview, deen duerno och op dësem Site ze gesinn ass.

 

 

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