Gaston Vogel: Le Hallali! Suite affaire Bettel

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Photo de Tima Miroshnichenko provenant de Pexels

“Viel hilft viel – es gibt kein Zuviel ”

 

Quand il quittait l’Université, un véritable boulevard s’ouvrait devant lui – il en prenait toute la mesure et, encore tout jeune, parcourant les premiers cent pas, il se savait privilégié dans sa démarche d’arriver un jour à la porte du Pouvoir.

 

Il y passera vingt ans en loyauté et dévouement, sans qu’on ait pu lui faire un quelconque reproche dans la difficile gestion des affaires.

 

***

 

Il ne savait pas qu’il avait laissé traîner quelque part un caillou qui s’était encastré dans la chaussée et qui y restait inaperçu jusqu’au jour où un quidam s’y heurta et trébucha.

 

Cet individu lèvera le caillou, le caressera longuement comme s’il s’agissait d’un trésor – eh oui, il se révélait être une vraie aubaine.

 

Aussitôt l’air retentit du tapage des timbales.

 

Le politicien ne pouvait imaginer qu’un jour ce caillou, qu’il avait laissé derrière lui, finirait dans les mains des ramasseurs de déchets, qui agissaient sur l’ordre de qui ? – Reste à savoir.

 

Ces ramasseurs font partie de cette race qu’on sait aussi pérenne que celle des pucerons.

 

Ils feront du caillou l’objet de la semaine.

 

Il sera exposé aux yeux de tous comme un précieux morceau d’archéologie.

 

Des professeurs sont recrutés pour le commenter inlassablement.

 

Ils vont s’y donner à cœur joie – on sent comment ils jouissent, remplis à ras bord de leur savoir.

 

***

 

Depuis peu, une véritable chasse à courre tient le pays en haleine.

 

Déjà on croyait entendre quelque part le hallali.

 

Mais très vite les fouilleurs de poubelles ont senti le vent glacial de la désapprobation frapper leur bonne conscience.

 

Le peuple, dont on connait les saines réactions et le souci de ne pas s’écarter du critère de proportionnalité et du bon sens, manifeste par le canal des réseaux sociaux dégoût et nausée devant cette entreprise de démolition engagée contre un honnête homme à partir d’un caillou qui finira en morceau de gelli ; car à y voir de près, il ne s’en dégage rien de bien particulier, si ce n’est la mauvaise haleine des fouilleurs qui s’y est ajoutée.

 

Ils continuent comme si de rien n’était – per que ?

 

Au Wort chrétien, où tout est amour, comme le voulait le petit Jésus, les gens de Report (la plupart d’entre eux sont sortis de ce tendre giron) avaient appris comment il faut cogner la victime pour mieux l’abattre.

 

« Viel hilft viel, es gibt kein Zuviel ».

 

Et c’est à partir de cette sinistre réflexion qu’il faut comprendre que l’histoire construite autour du caillou, une histoire à dormir debout, ne doit pas finir de finir et qu’il faut lui administrer son lot quotidien de carburant.

 

Honteux – lamentable.

 

Le 02 novembre 2021

Gaston VOGEL

1 COMMENT

  1. Hmm, de Vogel kuschelt mam Tsav, dat ass dach kaum ze gleewen.
    Den Tsav huet zu 90% copy-paste gemaach, geeschtegen Eigentum geklaut, gelunn, bedrunn an de Vogel heescht dat gut? Ma jo dann.
    Ech hoffen natierlech dass déi vum Vogel zesumme gejaut a gebrëllte Reporteren net noch nach dem Gasti seng al Steng fannen an oprafen.
    An dann permanet an ëmmer géint d´Chrëschten, Jesus a Maria polteren fannen ech am Vogel sengem Alter höchst riskant, well och en Affekot kënnt eng Kéier viru säi Riichter, wann Hiem keng Täschen méi huet.

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