Gaston Vogel: COMPLEMENT VII – WUHAN P.4

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Image par Gerd Altmann de Pixabay

Observations préliminaires en chose de complot

 

Yvan Audouard parlant des cons, disait qu’eux au moins n’ont pas besoin d’étudier les problèmes, puisqu’ils en connaissent la solution.

 

Ce sont ces incorrigibles possesseurs de vérité, aux convictions inébranlables tels qu’on les rencontre en religion.

 

Ils accusent de cabale, ceux qui osent mettre en doute leurs certitudes.

 

C’est ce qui arrive en l’espèce.

 

*

 

Dès qu’on commence à questionner sur l’origine vraie du virus, ils se pointent et commencent à beugler.

 

C’est étonnant – pourquoi ?

 

Questionner n’est pourtant pas affirmer.

 

Rien n’est plus légitime que de douter (le doute, disait Alain, est la liberté intellectuelle) et en l’occurrence, de passer au crible du doute, la crédibilité des démentis opposés par ceux-là mêmes qui, dès qu’on aborde le fond des choses, ont les pires difficultés à se tirer d’un interrogatoire sur faits et articles.

 

Le propos en sub A), illustrera avec une rare pertinence, ce malaise – le malaise généré par les lapsus et les silences des menteurs.

 

Ceux qui refusent de s’interroger nonobstant un faisceau de présomptions susceptibles d’éclaircir les zones d’ombre, devraient en réalité passer pour des comploteurs.

 

Ce sont en effet eux qui trempent, souvent avec innocence, dans l’intrigue des initiateurs de l’omerta.

 

Ceux qui parlent de blöd rumeuren – et « ass awer eng verschwörungsthéorie », se font les complices des mensonges disséminés par ceux qui ont le curieux souci de garder l’essentiel sous le boisseau.

 

*

LE DOSSIER

 

Ouvrons une fois de plus le dossier dans les détails qu’on a pu ramasser au fil des jours, mais qui nécessite une actualisation au regard des ultimes développements, tels qu’ils résultent des médias et en particulier du Figaro, de Le Monde, de la Süddeutsche – éditions du 18.04.2020.

 

Rappelons en 4 propositions, les réalités telles qu’on les connaît actuellement et ayons toujours en tête cette réflexion rafraichissante de Bernard Shaw, que la vérité est souvent plus incroyable que la légende.

 

*

 

  1. A) Les grandes ambiguïtés dans le comportement de la Chine après l’éclosion de l’épidémie.

 

Rien n’est plus symptomatique dans l’examen d’un dossier ténébreux, que le comportement des acteurs avant et post festum.

 

C’est un éclairage puissant sur la traverse menant à la vérité.

 

Chaque avocat, chaque magistrat comprend aussitôt cette vérité simple, sans qu’on ait besoin de l’accompagner de longs développements.

 

Combien de suspects ont pu être confondus par les impairs qui émaillaient leur comportement – leur manière déconcertante, incohérente d’expliquer ceci ou cela, en relation avec les faits ?

 

Et bien scrutons le comportement des autorités chinoises et posons-nous les questions que la raison nous impose.

 

 

  1. Depuis le début de la crise, le régime de Pékin maintient le couvercle sur l’Institut de virologie de Wuhan (Figaro 18.04).

 

 

  1. Aucune visite d’expert étranger n’a été organisée pour dégonfler les théories du complot (ibidem).

 

 

  1. Les experts de l’OMS ne furent admis en Chine que vers la mi-février (à l’insu du plein gré des autorités !), et encore n’avaient-ils que des accès partiels aux choses secrètes (Süddeutsche 18.04).

 

  1. Tout article scientifique chinois sur la question de l’origine du Virus doit obtenir l’imprimatur du Pouvoir Central, avant d’être publié (Figaro).

 

 

  1. Sur le site internet, la page du labo est désormais en cours de mise à jour (Figaro).

 

 

  1. cible des interrogations : le sort incertain d’une jeune collègue, Huang Yaling, diplômée de l’Institut en 2015, que certaines rumeurs désignent comme la « patiente zéro », et qui serait morte de la maladie.

 

La photo de la jeune femme a disparu du site de l’Institut qui a d’abord nié la présence de Huang parmi ses équipes, avant que son nom ne soit retrouvé sur son site.

 

Elle n’a plus jamais été revue (voir le point 11 de mon récapitulatif en 12 propositions) (Figaro).

 

 

  1. Il n’est pas contesté, ni contestable, que dès que la « maladie » s’installait, les autorités effrayées, ont aussitôt interdit d’en faire état et cela sous les pires sanctions. (Voir points 8 et 9 de mon récapitulatif).

 

La Süddeutsche écrit dans son édition du 18.04 :

 

„Die Informationspolitik Chinas weckt bittere Erinnerungen – Arzte, die früh auf den Ausbruch hinwiesen, wurden mundtot gemacht, Proben vernichtet, Berichte zerstört.“ (Voir point D) – la complicité de l’OMS et les folles déclarations de son directeur asservi à la Chine, au début de l‘épidémie)

 

 

Conclusion : Il tombe sous le sens qu’un pays qui se met dans une telle zone d’ombre, doit avoir à se reprocher un tas de choses.

 

Elle doit en conséquence, s’attendre à ce que la planète entière lui posera le moment venu, de fort désagréables questions.

 

*

 

  1. B) Les insuffisances des laboratoires de Wuhan

 

Dans mon récapitulatif, je me suis expliqué sur la dangerosité d’un labo P4 (point 4).

 

D’aucuns prétendus experts affirmaient, il n’y a pas longtemps encore, que le P4 de Wuhan aurait un niveau de sécurité absolue et que rien ne pourrait s’en échapper.

 

Voilà que des diplomates américains qui avaient visité à plusieurs reprises l’Institut entre janvier et mars 2018 en étaient revenus troublés.

 

Ils faisaient état d’un laxisme ambiant concernant les règles de sécurité sanitaire.

 

Il résulte de rapports dressés à l’époque, que le labo manquait sérieusement de techniciens et de chercheurs suffisamment formés pour mener ces recherches à hauts risques.

 

Les diplomates avaient averti que si des mesures de précaution n’étaient pas prises, les activités du labo pouvaient déclencher une nouvelle épidémie.

 

*

 

  1. C) La chauve-souris porteuse du virus présente dans les 2 labos de Wuhan

 

Oui les chauves-souris ont joué un rôle essentiel dans la genèse de la pandémie.

 

Ces bestioles étaient en effet puissamment présentes dans deux laboratoires de Wuhan.

 

Elles servaient aux chercheurs pour mieux connaître le Coronavirus qu’elles portaient.

 

Il y en avait des centaines dans chaque laboratoire à titre de « cobayes ».

 

La directrice du labo, Shi Zengli, était à la tête des chercheurs.

 

Dans un 2ème labo de Wuhan, abrité par le Centre de Contrôle et de prévention des maladies de Wuhan et se trouvant à 280 mètres du marché de Wuhan, la recherche portait sur 600 chauves-souris capturées dans le Yunnan (Le Monde 18.04).

 

La chauve-souris est donc bien présente – pas au marché où elle n’avait rien à foutre, mais aux labos !

 

Cela devrait donner à chacun de nous la chair de poule.

 

*

 

  1. D) Le très minable rôle joué par l’OMS au début de la crise

 

L’administration américaine a dénoncé, à juste titre, l’impossible rôle de l’OMS.

 

La Süddeutsche Zeitung décrivant le rôle de cette Institution dans les relations avec les Etats écrit :

 

« Sie darf auf keinen Fall zu wenig tun – und auf keinen Fall zu viel »

 

En l’occurrence, en se montrant totalement asservie à la Chine, elle a rendu à l’humanité les pires services.

 

Elle doit prendre sa part de responsabilité dans ce qui nous arrive.

 

Le Directeur, qui s’était fait élire en 2017, avec les voix de la Chine, a eu début janvier, des propos plus que malhabiles.

 

Ce qui a fait écrire à la Süddeutsche :

 

„Ihr Chef spricht von der totalen Offenheit Chinas (!!!), einer Leistung die „nichts weniger als exzellent sei“.

 

Aber im Hintergrund kämpfen die Experten um Zugänge im Land.

 

Wochenlang muss die OMS bitten, bis schließlich eine internationale Mission in die Region Hubei fahren darf“.

 

Cela en dit long.

 

Le 15.01 encore, l’OMS se fait le porte-parole des mensonges de la Chine.

 

Elle fait sienne la thèse que le virus n’irait pas de l’animal à l’homme et « qu’il n’y aurait donc ni risque, ni danger réel grave. »

 

Et ainsi elle participe au complot d’atténuation de la crise.

 

Là, nous touchons du doigt un vrai comploteur.

 

*

 

Conclusion finale : In dubio pro reo ?

 

Après toutes les fâcheuses présomptions énumérées ut singuli (sans même y ajouter les déclarations très sensibles de Luc Montagnier), les dirigeants du labo ou des labos de Wuhan, auraient du mal à bénéficier d’un « In dubio pro reo ».

 

 

 

Le 20 avril 2020.

 

Gaston VOGEL

 

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