Gaston Vogel: le blasphème

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Image par Shutterbug75 de Pixabay

 

il faudrait faire de la plaidoirie tenue par Me Malka dans l’affaire de Charlie Hebdo une lecture obligatoire dans les écoles.

 

Le Monde du 06.12.2020 en a publié de larges extraits.

 

Nous tenons à en reproduire un point essentiel : il tient à l’analyse du blasphème :

 

Quid du Luxembourg ?

 

Certes le pays ne connait pas le blasphème proprement dit, mais il connaît, hypocrisie oblige, des articles qui en sont si proches, qu’on pourrait les confondre avec cette ignominie.

 

On évite d’en parler.

 

Le Wort par exemple, se borne à mentionner l’article 443 du Code Pénal.

 

C’est plus simple à digérer.

 

Ce sont les articles 144 et 145 du Code Pénal qui évoquent :

 

  1. L’outrage aux objets du culte et cela par écrits ou dessins.

 

  1. L’outrage à un ministre du culte dans l’exercice de son ministère – et une fois de plus par écrits ou dessins.

 

Ces articles continuent à hanter le Code Pénal et dans la généralité des termes dans lesquels ils sont conçus, un dessinateur « mal » intentionné pourrait se voir exposé à 6 mois de prison.

 

Dire d’un ministre du culte que c’est un chaman pourrait suffire pour déclencher les foudres d’un Procureur obscurantiste obsédé par les Hinterwelten.

 

Ce serait évidemment un plaisir de le contredire dans sa téméraire accusation.

 

On n’ose pas pour le moment lancer l’anathème.

 

Mais qui sait qui osera demain ?

 

*

 

Le gouvernement serait en conséquence bien inspiré de nous débarrasser de ces scories d’un passé ignoble où l’Eglise régnait sur toute la société avec sa main d’airain.

 

 

 

 

Le 07 décembre 2020.

 

 

 

Gaston VOGEL

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